Le Système Valentine de John Varley

Date : Vendredi 05 septembre 2008 @ 13:08:13 :: Sujet : Science Fiction

Le Système Valentine

John Varley

Ed Denoël, Lunes d'Encre 2003

 

Ce roman a eu le "prestigieux" prix du cafard cosmique en 2004. Il m'a fallu beaucoup de temps avant de le lire car je ne le savais pas. Il n'est pas encore sorti en poche, ce qui est dommage. D'autant plus que c'est un excellent bouquin, qui m'a fait passer un très bon moment.



Ce roman prend place dans une série de 3 romans de Varley qui se passent dans le même univers.
Je n'ai pas lu les 2 premiers livres : "Le canal ophite" ["The Ophiuchi Hotline", 1977] et "Gens de la lune" ["Steel beach", 1992], mais si je les trouve je me laisserais tenter tant j'ai apprécié le Système Valentine.

 

En gros on est dans le futur, assez lointain.
Il y a un siècle ou deux (?), des extraterrestres ont attaqué la terre et Jupiter et tué tout le monde, pour les occuper.
Les survivants de l'humanité se sont alors étalés sur les autres planetes et lunes et astéroides viables du système solaire, dans un joyeux bordel.
De cette attaque on n'en parle quasiment pas dans ce livre, nous savons simplement que la Terre et Jupiter sont interdites aux humains, et que la Lune est la plus ancienne et plus grosse colonie humaine.

 

La technologie est bien avancée, en particulier en médecine, ce qui permet de nombreuses trouvailles excellentes dans le roman.

 

Revenons à l'histoire.
Nous allons suivre le "space road movie" (copyright Ubik) de Sparsky Valentine, acteur shakespearien remarquable, magouilleur de première et escroc patenté, qui demarre aux confins du système solaire pour finir là où tout a commencé, sur Luna.

 

Je n'ai pas pu m'empecher de faire certains rapprochements avec le guide du routard galactique tant l'humour, assez anglais, est présent dans cette histoire. Sauf que je n'ai pas aimé le guide du routard galactique qui est pour moi trop du n'importe quoi alors que là, l'histoire est cohérente, se tient, et est suffisament truculente pour vous arracher des eclats de rire.

 

Valentine, acteur si doué qu'il peut passer d'un sexe masculin à un sexe feminin en quelques minutes, ou changer de visage en quelques dizaines de secondes, vit en marge de la légalité de manière permanente, fuyant quelque chose que nous ne découvrirons qu'à la fin du roman.
Lorsqu'il apprend que sa meilleure ami d'enfance demarre la production du Roi Lear sur Luna, Valentine se décide à s'y rendre au plus vite.
Le plus vite, lorsque on voyage a des vitesses infra-luminiques et sans argent, avec aux trousses la mafia charonaise (la pire du système solaire), peut etre assez long et très compliqué.
Une partie du voyage est emaillée de souvenirs de l'acteur qui nous permettent de comprendre sa personnalité et les raisons de sa mouvance.

 

L'univers décrit est très bien fait, avec ses délires humains et les particularités de chaque astéroide/planete.

 

Avec deux gros clins d'oeil, un à Terry Pratchett avec la male que transporte toujours Valentine avec lui, et qui n'a rien a envier au bagage de Rincevent, et un autre à Heinlein, en fin de roman, toutes les conditions sont remplies pour en faire un roman à lire, absolument.








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